Se faire coacher pour préparer des entretiens décisifs

Par François Chauvin

Souvent, la rivière sort de son lit dans ces situations où l’on se retrouve « mis en examen » face à des personnes qui vont décider de nous attribuer l’emploi rêvé, un marché crucial pour l’entreprise ou une entrée dans le cursus d’enseignement qui va décider de notre avenir. Il ne s’agit pas seulement d’avoir tout préparé, d’être techniquement au point, il faut « être bon » dans des entretiens qui sont de vrais rituels de passage…

 

Tout peut bien se passer, mais il peut arriver de rencontrer quelques incidents. Quand la rivière sort de son lit, il y a perte de contrôle, l’intervention n’est plus dirigée. Toutes sortes de choses ressortent malgré nous à la surface : des messages dévalorisants, parentaux ou autres, trop ou pas assez d’estime de soi, les peurs du rejet ou au contraire la toute-puissance, l’absence de place donnée à l’autre ou l’effacement de soi.

 

C’est souvent à la dernière minute que l’on décide de se faire accompagner, soit parce qu’on se sent bloqué dans sa préparation, soit parce qu’on prend conscience que c’est toujours les mêmes travers qui se manifestent et que cette fois-ci il ne faut pas se louper…

 

Qu’est-ce qu’on peut trouver dans un coaching de préparation à un entretien décisif?

 

Tout d’abord une manière plus efficace de préparer ses entretiens, la cause première des échecs étant que les entretiens n’ont pas été suffisamment préparés.

Il vaut mieux que tout ce qui peut ressortir à la surface puisse être évoqué dans un cadre sécurisé plutôt que le jour de l’entretien. Tous ces conditionnements négatifs inhibent la personne, la bloquent dans le travail important de préparation qui est à réaliser. Elle est sidérée, ne fait rien ou bien ne travaille pas de manière efficace. Le fait de mettre sur la table ces difficultés, sans chercher des explications, permet très rapidement de voir qu’il y a aussi des solutions et des ressources qui peuvent marcher. La bonne volonté ne suffit pas, ces entretiens sont des séquences de semi-improvisation et l’on sait que plus un acteur travaille, plus le résultat est naturel, authentique et pertinent. Le « risque » en se faisant coacher est de repartir avec une masse de travail utile considérable pour être au « top » le jour de l’entretien!

crédit: depositphotos.com

Ensuite, des pistes de travail opérationnelles pour faire en sorte que l’entretien corresponde aux besoins de son interlocuteur.

En se faisant coacher, on cesse de « tourner en rond » en étant centré sur soi et on se fait questionner pour préparer son entretien en fonction des attentes de son interlocuteur et en évitant de penser qu’on est la solution à tous ses problèmes. Grâce à ce décentrage, on a en réserve un fil conducteur, un timing, des arguments, des illustrations concrètes, des réponses à des objections probables. Ce travail de préparation permet d’être acteur de la situation, d’en avoir la maîtrise et également d’être disponible pour écouter son interlocuteur et interagir. Cela va bien plus loin qu’un « pitch », même si c’est une base utile.

 

Enfin le coaching amène des points d’appui pour réussir l’entretien.

Il peut y avoir des grains de sable malgré tout dans la mise en œuvre de l’entretien même s’il a été très bien préparé, d’où la nécessité de s’entraîner.

 

Cet entraînement réalisé, avec ou sans vidéo, permet de faire le tour de toutes les ressources disponibles en termes de techniques de communication et d’apporter les compléments nécessaires sur la voix, sur la communication non verbale, sur l’interaction avec son interlocuteur. Pour avoir un minimum de confort le jour J.

 

Être accompagné en 1, 2 ou 3 séances offre la possibilité de se décaler par rapport à soi, à ses craintes, de prendre en compte les besoins de son « examinateur » et permet d’organiser efficacement sa préparation. Jusqu’à la veille, il n’est pas trop tard pour le faire!

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