Travail et plaisir : deux mots qui vont ensemble?

Par Stéphanie Lagand

86 % des DRH mettent en œuvre une stratégie pour améliorer le bien-être de leurs salariés (1).

 

D’après l’Étude « Parlons travail » de la CFDT auprès de 200 000 salariés français publiée en mars 2017 :

·         76 % disent aimer leur travail;

·         75 % réclament plus d’autonomie;

·         64 % estiment que leur manager pense d’abord à lui avant de penser à eux;

·         50 % déplorent l’absence de reconnaissance de leur travail.

 

Alors, est-ce un rêve d’imaginer une entreprise remplie de salariés heureux, épanouis et enthousiastes?

 

Depuis plusieurs années, de nombreuses entreprises françaises s’emploient à redonner le sourire à leurs employés. Cela étant dit, certainement pour des raisons humanistes, mais surtout pour des raisons plus stratégiques : une personne satisfaite est moins absente, plus créative, plus engagée et… plus productive de 12 à 15 %...

 

Remettre l’humain au cœur de l’entreprise devient donc un métier : DG du bonheur, « chief happiness », manager du bonheur au travail, etc.

 

Pour gagner la guerre des talents, les sociétés doivent revoir leur mode de management et leur organisation.

 

Lorsqu’on les interroge sur ce qui les motive au travail (source HappyAtWork 2017), les Français placent en tête de liste la confiance, la responsabilisation et la qualité des relations humaines. Les plus exigeants sont les jeunes bien décidés à faire rimer travail, collaboration, progression, reconnaissance et le fun! Mais ce sont des paramètres que les entreprises doivent rapidement prendre en compte pour toutes les générations si elles veulent rester attractives et… retenir les meilleurs.

 

Pour autant, il ne suffit pas de mettre quelques « rustines », il s’agit d’un véritable investissement pour le futur avec trois facteurs d’épanouissement selon François Dupuy, sociologue, auteur de « La faillite de la pensée managériale, Éditions Seuil » :

· La confiance

· La simplicité (le management doit devenir un soutien, une aide)

· La bienveillance (cesser de mettre en doute à priori l’action d’un employé, mais l’écouter, parler et comprendre…)

 

Ce qui implique un changement assez important des mentalités en France où, en général, un « style de leadership du “command and control” domine », souligne le sociologue. Aujourd’hui, les salariés attendent plus que jamais autre chose de leur manager.

(1)  Source : ZestMe up, 2017 / Magazine Management Juillet-Août 2017

crédit:depositphotos.com

Grandes ou petites, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à prendre conscience du gain d’investir dans le capital humain, et donc dans le bien-être de leurs collaborateurs.

 

L’objectif étant principalement de stimuler la productivité et l’engagement de leurs salariés, attirer et conserver leurs talents. C’est un véritable défi pour des entreprises pour lesquelles le culte de la performance a longtemps dominé (et domine encore…) leurs communications internes.

 

Par quel bout aborder ces questions? Certains choisissent de « libérer » leur entreprise, d’autres adoptent des politiques du bien-être plus modestes, mais qui leur permettent de se diriger vers la voie du collaboratif et de la transversalité, avec l’idée que développer ce fameux capital humain constitue… le meilleur des investissements.

 

Parce que « des salariés autonomes sont plus heureux » (Octave Bory, CEO de Setkeeper), il s’agit aussi de trouver le moyen de redonner du sens à leur mission. Des idées pêle-mêle : comités bien-être, déjeuners collaboratifs, fiches de poste modulable à 20 %, ambassadeurs dédiés au sein des entreprises… il s’agit de trouver les leviers de motivation propres à chacun afin que l’atteinte des objectifs de l’entreprise soit la réussite d’une équipe, une équipe composée de collaborateurs engagés.

 

C’est un défi de tous les jours, car cela signifie de sortir régulièrement de sa zone de confort, notamment pour les managers, mais aussi pour les collaborateurs. Il s’agit de construire ensemble avec l’objectif de se dire qu’on est « heureux de venir travailler ».

 

Les créateurs de start-up font partie de ceux qui ont réinventé les méthodes de gouvernance dans la joie à travers quelques expressions qu’on entend régulièrement au sein de leurs entreprises : valeurs, 360°, management horizontal, collectif, autonomie, inspiration, recrutement (sans prisme du diplôme ou de la notoriété de l’école), transparence, équité, confiance…

 

… À vous de vous en inspirer!

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