Les principaux freins à la collaboration proviennent de l’humain

Par Catherine Landry et Annie Gauthier

De plus en plus d’organisations réalisent l’importance de collaborer et identifient cette valeur ou compétence comme prioritaire pour assurer la croissance et le succès de leur organisation. La majorité des gens sont d’accord sur son importance et les avantages qu’elle procure par exemple d’innover, d’obtenir une vision plus globale, de prendre de meilleures décisions et de mobiliser les employés. Mais, en réalité, sommes-nous de bons collaborateurs? Pour répondre à cette question, il y a quatre éléments à considérer soit : l’alignement, la structure, les relations et l’individu. Dans cet article, nous allons regarder plus particulièrement l’aspect humain de la collaboration.

 

En tant que leader que pouvez-vous faire pour faciliter la collaboration dans votre équipe ou susciter la réalisation de nouveaux projets transversaux au sein de votre organisation. Première proposition, et si on commençait tout simplement par démontrer l’exemple et être conscient de ses freins personnels. Afin de donner l’exemple, voici trois comportements d’un style de leadership collaboratif que l’auteur Mortem T. Hanson présente dans son ouvrage sur la collaboration.

 

1.       Redéfinir le succès : de... l’agenda personnel à... un but plus grand que soi.

          ■ Rechercher un terrain commun.

          ■ Regarder pour des solutions pragmatiques.

          ■ Être prêt à faire des compromis.

 

2.       Impliquer les autres : de... autocratique à... inclusif dans la prise de décisions.

          ■  Démontrer de l’ouverture d’esprit à diverses alternatives.

          ■  Inviter des perspectives divergentes et le dialogue.

          ■  Se demander « comment impliquer les autres ».

 

3.       Être imputable : de... blâmer à... prendre la responsabilité.

          ■  Prendre la responsabilité pour ses erreurs.

          ■  Demander que les autres soient imputables aussi.

          ■  S’assurer que les autres prennent la responsabilité pour leurs actions.

 

En lien avec ces comportements, voici quelques questions de réflexion :

■  Comme leader est-ce que vous mettez en pratique ces comportements?  

■  Lequel devriez-vous développer davantage?

■  Quels sont mes freins individuels?

 

Pour vous aider à identifier vos freins individuels, voici cinq barrières qui peuvent nuire au style de leadership collaboratif.

 

1.    Le désir du pouvoir : il recherche le pouvoir et cherche à ce que les personnes dépendent de lui.

2.    L’arrogance : il se pense supérieur aux autres et n’implique pas les autres dans les décisions.

3.    La défensive : il a de la difficulté à prendre la critique et prendre la responsabilité de ses erreurs.

4.    La peur : il ne veut pas perdre, être humilié où que le point de vue des autres soit retenu au lieu du sein.

5.    L’égo : c’est la représentation et la conscience que tout individu a de lui-même.

 

Ce tableau démontre le niveau d’impact négatif des barrières sur les trois comportements collaboratifs présentés ci-haut.

Collaboration, Morten T.Hansen, Harvard Business Press,

Il est aussi important de regarder les freins organisationnels, si vous désirez les connaître voici le lien de notre article de blogue sur le sujet. De plus, si vous cherchez une approche qui favorise la collaboration dans votre équipe ou lors d’un projet, vous pouvez utiliser le Design Thinking. Voici un aperçu de l’approche.

Dans la première phase, on clarifie le pourquoi (en ciblant le problème ou l’opportunité), le qui (en identifiant les acteurs clés) et le quoi (en comprenant les besoins non comblés). Voici quelques questions qu’on pourrait se poser lors de cette étape :

■  Pourquoi et comment voulons-nous collaborer?

■  Quel but commun voulons-nous atteindre ensemble?

■  Qu’est-ce qui peut faciliter et nuire à la collaboration?

 

Ce sont quelques exemples de questions qui peuvent vous aider à cerner les besoins réels de collaborer au sein de l’organisation. Étant donné que notre temps est important, le fait de travailler sur un projet ou une solution qui n’est pas adapté à un besoin réel et au contexte est considéré comme une perte d’énergie et de ressources.

 

En conclusion, le succès de la collaboration repose sur divers éléments autant organisationnels qu’individuels. Alors, à vous de jouer et pourquoi ne pas commencer par montrer l’exemple aux autres!

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