Des nouvelles en provenance du monde des coachs

Par Lyne Girouard et Lyne Leblanc

Les 20 et 21 octobre derniers avait lieu à Boucherville, le congrès des coachs de ICF Québec (International Coachs Federation, section Québec). Près de 200 coachs et autres intervenants se sont rassemblés dans une ambiance conviviale et chaleureuse. Cette année, via un panel, des dirigeants du monde des affaires (grandes et moyennes entreprises et OBNL) sont venus s’entretenir avec nous, les coachs.

 

Exercice fort intéressant dont nous vous présentons ici les grandes lignes. Les éléments qui suivent sont des rappels tout aussi pertinents pour les coachs que pour les donneurs d’ordres (responsables des ressources humaines et dirigeants).

 

D’abord, on nous a rappelé de bien cibler le besoin du client; le coaching ne peut être applicable à toutes les sauces. Il est important pour tous les acteurs impliqués dans une demande de coaching, c’est-à-dire le coach, le responsable des ressources humaines et le gestionnaire demandeur de bien cibler les besoins de la personne qui sera coachée. Certains enjeux ou défis relèvent davantage du rôle du gestionnaire et de sa relation avec la personne coachée que du coaching proprement dit. Un processus coaching sera voué à l’échec si sa source même est de suppléer aux lacunes d’un gestionnaire mal outillé pour encadrer la personne qu’il désire voir coacher. Autrefois utilisé comme dernier recours auprès de gestionnaires non performants, le coaching sert désormais à soutenir la progression de la personne coachée dans l’organisation.

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Dans un autre ordre d’idées, les besoins de développement d’expertise et d’apprentissage seront mieux comblés par un exercice de mentorat ou de codéveloppement.

 

On nous a également mentionné que le coaching est de plus en plus utilisé en renforcement des programmes de leadership afin d’assurer un transfert efficace des habiletés sur le terrain. En effet, les gestionnaires et hauts potentiels qui suivent ces programmes et les formations qui y sont inhérentes acquièrent davantage les habiletés et la posture de leadership souhaitées lorsqu’ils se voient offrir du coaching : le coaching provoquant des changements durables et profonds

 

On nous a également souligné l’importance d’impliquer le patron de la personne coachée tout au long du processus par des rencontres tripartites (gestionnaire – personne coachée – coach) en début, à mi-mandat et en fin de mandat. Le patron devient ainsi partie prenante du développement du potentiel de son employé et peut davantage l’accompagner tout au long du processus : offrir du feed-back sur les changements observés, les efforts restant à consentir et les pièges à éviter. Par ailleurs, la rencontre tripartite de début de mandat permet au coach de bien saisir les objectifs du gestionnaire et d’assurer une harmonisation avec ceux de la personne coachée.

 

Bref, ce panel nous confirme, une fois de plus, que le coaching est une démarche puissante, bien souvent novatrice et appuyée par de fortes valeurs éthiques. Le coach qui accompagne son client avec authenticité, ouverture et créativité sera le témoin privilégié de l’épanouissement professionnel de cette personne tout en reconnaissant que l’engagement de ce client fait la différence sur les résultats.

 

La Fédération des coachs du Québec en est à la 10e édition de ce rassemblement annuel qui offre à ses membres une série d’activités axées sur la formation continue, nécessaire au maintien de leur accréditation. Cet événement se veut aussi une source d’information inestimable pour toute personne qui s’intéresse au coaching et qui souhaite faire une brève incursion dans ce monde axé sur tous les possibles. Au plaisir de vous y rencontrer l’automne prochain!